Redescendre de la Haute-Mauricie

Dans le train en revenant de la Haute-Mauricie, une petite Attikamewk regarde avec son père, le paysage défiler. Photo © Marc-André Pauzé/αR - Tous droits réservés.

Dans le train en revenant de la Haute-Mauricie, une petite Attikamewk regarde avec son père, le paysage défiler. Photo © Marc-André Pauzé/αR - Tous droits réservés.

Par Marc-André PauzéUn village forestier en péril (projet en cours)

Quand j’ai quitté Joliette, il y a trois semaines, c’était encore l’hiver. À Parent, il y avait bien quelques signes que le printemps était proche. Mais je le vois s’installer en revenant de la Haute-Mauricie en train. Comme les autres passagers, majoritairement Attikamewks, je regarde défiler le paysage et note la présence du printemps d’un kilomètre à l’autre. Dans le siège, en avant de moi, un père raconte à sa fille, les lieux, qui pour lui sont comme des coins de rue ou des quartiers, et le changement de saisons qui laisse présager des journées de pêche en famille.

Derrière moi, un autre Attikamewk planifie les prochains mois avec sa copine. La pêche jusqu’en juillet, les bleuets en août et la chasse de gros gibiers à l’automne.

Pour une partie des Attikamewks, la vie s’organise encore autour des saisons et des activités de la forêt, mais pour combien de temps? La forêt et les communautés qui l’habitent sont en transition, mais quel sera leur avenir?

2 réponses vers «Redescendre de la Haute-Mauricie»

  1. Nelson González Leal Dit:

    Ces récits sont remplis d’une grande sensibilité d’un sens humain et social. Comment bien d’avoir découvert ce blog. Il ya peu de cette qualité professionnelle et avec ce niveau d’engagement de bon journalisme.

  2. marcpauze Dit:

    Merci Nelson.

    J’ai abordé ce récit/photoreportage avec une approche différente des reportages classiques. ma démarche photographique est claire et traditionnelle. Ma démarche d’écriture, est moins classique. Tantôt un récit, tantôt un reportage, elle alterne entre l’objectivité réconfortante du journaliste témoin et le “Je” de celui qui est aussi impliqué dans l’histoire. Un commentaire comme le vôtre renforce ma démarche.

    Marc-André


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